Enfants des rues

Un « enfant de la rue », est un enfant dont la rue est devenue la demeure habituelle et sa source de moyens d’existence.
Bien que leur recensement soit peu fiable, les enfants de la rue à Ouagadougou représentent plusieurs milliers d’individus.
Les professionnels de la protection de l’enfance, tels que Pan Bila, s’accordent à dire que le phénomène est en augmentation.
Si les filles comme les garçons sont concernées, la problématique est différente pour les uns et les autres.

Une fille se trouve dans la rue généralement suite à un mariage forcé, ou à un placement dans une famille d’accueil qui la maltraite. Le très faible taux de scolarisation des filles contribue également à cette situation. Néanmoins, les filles sont souvent des filles « dans la rue », c’est à dire ayant un toit où s’abriter la nuit, car faisant partie de réseaux de prostitution. Il est donc plus difficile de les atteindre pour les recueillir que les garçons. Enfin, certaines se retrouvent dans la rue suite à un rejet de leur famille suite à une grossesse hors mariage. Leur parcours est très difficile, car elles se voient rejetées par la société tout en devant élever un enfant.

Un garçon de la rue est souvent une victime de maltraitance. Il choisit de quitter sa famille, ou l’école coranique dont la mendicité obligatoire le place de fait en position de maltraitance.


Un enfant provenant d’un milieu rural et qui se retrouve dans la rue part généralement pour la ville la plus proche, puis pour la capitale, Ouagadougou. On y trouve également des enfants en provenance du Mali ou de la côte d’Ivoire.
Les enfants de la rue survivent par des petits commerces (cireurs de chaussures, vendeurs de mouchoirs) ou des services (ramassage des ordures).
Néanmoins, les vols entre enfants des rues ainsi que la saturation de ce type de commerces rendent les bénéfices quasi nuls.
La règle de survie est donc l’appartenance à un groupe.Ce principe même de survie implique la précarisation de leur situation, à cause des nombreuses violences dont ils sont victimes, ainsi que la désocialisation progressive suite à la sortie de tout système éducatif et social. Ils sont alors stigmatisés par les autorités et la population en tant que « délinquants ».

Cette spirale de déstructuration, induit peu à peu le refus de toute autorité, système social ou scolaire. Pour fuir leur réalité, la drogue est très répandue parmi eux, principalement l’inhalation de colle toxique. Ceci rend leur réinsertion d’autant plus délicate à cause de la dépendance très forte à la drogue et du processus dégénératif qu’il engendre.
Le centre PanBila situé à Nioko 2, accueille des jeunes filles et jeunes garçons de la rue en partenariat avec MSF et la Croix-Rouge. Après l’hébergement, l’assistance alimentaire et vestimentaire, les volontaires cherchent à comprendre les raisons précises de l’arrivée de l’enfant dans la rue et cherchent à renouer le lien entre l’enfant et sa famille.

Le parrainage et le micro-crédit sont nés pour anticiper et contribuer à réduire les circonstances économiques qui peuvent conduire l’enfant à se retrouver dans la rue.

Lien vers le site d’une association oeuvrant exclusivement auprès des garibous:

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